FICHE C5_Initiateur 92-149 2013_PLONGEE 20/05/13 14:34 Page130 P R I N C I PA U X G E S T E S T E C H N I Q U E S À E N S E I G N E R 34 NOTE Remonter un plongeur en difficulté à la seule force des palmes est dangereux, pour l’assisté comme pour le plongeur qui intervient. Le risque est un essoufflement pouvant conduire à la panique et la noyade des deux plongeurs. b) Il y a des paliers à effectuer et les réserves d’air sont suffisantes. Il faut donc réaliser ces paliers. Il est alors fortement conseillé de se signaler à l’embarcation en déployant son parachute de palier (voir fiche n°37). S’il y a un troisième plongeur dans la palanquée (plongées en autonomie), mieux vaut lui demander de s’en occuper pour que ce ne soit pas la même personne qui se charge de tout. c) Il y a des paliers à effectuer, mais les réserves d’air sont insuffisantes. Il est impossible de réaliser les paliers indiqués même en partageant de l’air entre les membres de la palanquée. La seule solution semble alors de faire surface (et ne pas attendre d’être en panne d’air) pour avertir l’embarcation et demander de l’aide. Elle peut ensuite se réimmerger rapidement, sortir son parachute (voir fiche n°37) et commencer ses paliers en attendant une bouteille de secours. Ce dernier cas s’inscrit dans un scénario catastrophe qu’il faut, bien évidemment, chercher à éviter à tout prix par une planification correcte des plongées et une bonne gestion des réserves d’air (voir fiche n°24). A défaut de solution, il faut déclencher immédiatement les secours (caisson…). Que faire en cas de syncope (perte de connaissance) ? Ce cas est exceptionnel. Il faut maintenir le détendeur en bouche et passer sur le côté de l’assisté ou dans son dos pour assurer la remontée. La purge du gilet peut alors s’effectuer soit à l’aide du bouton du fenstop, soit en tirant sur la ficelle au niveau de la purge haute (voir fiche n°31). Que faire si le plongeur en difficulté lâche son détendeur ? En admettant que ce cas soit crédible, il est conseillé de le lui remettre en bouche en lui faisant prendre conscience de son geste. Si cela se reproduit, modifier la prise et faire comme s’il était en syncope. Justification (voir fiche n°55) Faire face à un incident en réagissant de telle manière que cela évite qu’il ne dégénère en accident : 1. Début de panique d’un plongeur niveau 1 qui se sent oppressé ou qui a du mal à faire face à une situation et qui souhaite remonter ; 2. Essoufflement d’un plongeur, de 20 m à 60 m selon les aptitudes et brevets, en étant en autonomie ou encadré ; 3. Narcose (généralement à partir de la zone des 30 à 40 m). Un initiateur E2 est concerné par les deux premiers cas (enseignement de 0 à 20 m). Le but est d’intervenir sans déclencher de suraccident et donc de remonter essentiellement à l’aide des gilets afin de limiter les efforts. Directives des organismes d’enseignement FFESSM (Manuel de formation technique – niveau 2) 1. Maîtrise de la vitesse de remontée selon la procédure choisie ; maîtrise de la vitesse de remontée instinctive sans l’aide d’instrument. Cette maîtrise est vérifiée dans toutes les situations de pratique, qu’il s’agisse de remontée à la palme ou avec l’aide du système gonflable de stabilisation, seul ou en assistance. 130 ">
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