D’un pont à l’autre © Le nouveau pont Battant… Visuel Virtuel City - Illustration non contractuelle Coupe du tablier vu de dessous. Inauguré en 1877, réparé en bois en 1941 avant d’être reconstruit en pierres en 1949, le pont Canot avec ses 100 m de long a été élargi en 1980. O P lusieurs fois restauré, élargi (1688, 1839) et reconstruit (1953), le pont Battant va entrer dans une nouvelle dimension. Le passage par les quais de la future ligne de Tramway implique en effet son remplacement complet par un ouvrage adapté à ce mode de transport. Lancé au premier semestre 2012 et promis à achèvement vers la mi-2013, le chantier démarrera par la construction légèrement en amont d’une passerelle provisoire de 3 m de large destinée aux piétons et cycles. Sa position précise et sa conception vont dépendre des consultations des entreprises, elle nécessitera deux mois de travaux au maximum et sa mise en service coïncidera avec le début de la démolition proprement dite du pont actuel inauguré en 1953. Pour ce faire, une estacade, reposant sur 8 rangées de pieux enfoncés dans le lit du Doubs, sera installée sous le tablier afin de recueillir quelque 3 000 tonnes de gravats qui seront ensuite évacuées par camions avec le concours d’une grue ou au moyen de barges. Une fois l’espace entièrement libéré viendra le temps de la construction d’un pont de même longueur que le précédent soit 60 m avec les appuis qui seront refaits de chaque côté, mais plus large avec 24 m contre 17 m auparavant. Entièrement métallique, l’ouvrage se composera de 30 morceaux qui seront réunis et soudés depuis l’estacade, laquelle, aussitôt ce travail d’assemblage achevé, sera démontée et enlevée ainsi que les pieux qui la soutiennent. Restera alors à réaliser les travaux de finition (garde-corps, revêtement…) avant la pose des rails dans la continuité de ceux du quai Veil-Picard. < 10 > Tramway : suivez le guide … et l’antique S pécialiste de l’Antiquité au sein du SRA (Service régional d’archéologie), Jean-Claude Barçon évoque le pont romain qui a servi d’indispensable trait d’union entre la Boucle et le premier faubourg historique de la capitale des Séquanes. « Il faut savoir qu’il était beaucoup plus long que celui que nous traversons aujourd’hui. Pratiquement le double (soit 110 m environ) car le Doubs, pas canalisé par des remblais et des quais, du moins côté rive droite, s’étirait grosso modo de la rue d’Arènes à celle des Boucheries. Construit entièrement en pierres dites de Vergenne, sans doute au 1er siècle, dans le prolongement du cardo maximus (Grande Rue), il comportait alors au moins 7 arches dont une reposait sur la pile en partie préservée que l’ont peut voir sur le chemin de halage. D’après Pierre Marnotte (1797-1885), architecte de la ville de Besançon, le pont a été orné durant une partie de sa longue existence par deux portes monumentales : l’une remontant à l’Antiquité, à l’intersection de la rue des Boucheries et de la Grande Rue, et l’autre, édifiée en l’honneur de Louis XIV, mais construite en pierres de médiocre qualité et, donc, rapidement dégradée puis enlevée. » utre les ponts Charles de Gaulle et Battant (évoqués respectivement pages 5 et 10), deux autres ouvrages figurent sur le trajet du Tram : les ponts Canot et de la République. Le premier, propriété du Conseil Général qui co-financera les travaux, offre aujourd’hui 2 x 2 voies de circulation et deux trottoirs. Pour accueillir le Tram, il va devoir être conforté au niveau des arcs (fibre carbone), des hourdis et des voiles (béton armé) afin de pallier certaines insuffisances structurelles. Lancé au 2e semestre 2012, le chantier comprendra également le traitement des fissures, la protection de la travée rive gauche, des réparations courantes (purges, ragréage, jointement des maçonneries…) ainsi que la réfection de l’étanchéité et de la couche de roulement. La livraison du pont Canot rajeuni et adapté au Tram est programmée à l’automne 2013. Une fois les rails posés, il abritera alors 2 voies de circulation, 2 voies de Tram et 2 trottoirs. Légèrement plus tôt (2e trimestre 2012), le pont de la République sera également l’objet de travaux. Apte à supporter le passage des rames avec une pose de voie classique sans renforcement notable, la structure verra sa configuration actuelle de 3 voies de circulation et 2 trottoirs évoluer ainsi : 1 chaussée de 3,40 m à sens unique, une plateforme Tram de 6,60 m et 2 trottoirs pour une largeur totale de 13,80 m. Pour les besoins du passage du Tram, l’ancien pont Saint-Pierre, endommagé pendant la guerre et reconstruit en 1947, va être réaménagé. Au planning des entreprises : dépose des superstructures existantes du tablier, reprise de l’étanchéité, pose de fourreaux pour le passage des divers réseaux dans les trottoirs, réalisation d’une nouvelle couche de roulement, ancrage des poteaux LAC (Lignes aériennes de contact) en rives, dégagement et brossage des armatures… De quoi nous amener normalement jusqu’à mi-2013. Même s’il ne sera pas emprunté par le Tram, le pont de Bregille va subir à terme un profond bouleversement en passant à double sens afin d’accueillir le flux de véhicules arrivant essentiellement du Boulevard Diderot. Pour ce faire, la mise en service d’un giratoire provisoire côté SNB et l’aménagement du carrefour à feux côté avenue Gaulard devront être réalisés. Héritier du pont dit « en fil de fer » de l’architecte Parandier (1838), le pont Saint-Pierre, rebaptisé pont de la République en 1904, a été reconstruit en dur en 1947. Tramway : suivez le guide < 11 > ">
/
Download
Just a friendly reminder. You can view the document right here. But most importantly, our AI has already read it. It can explain complex things in simple terms, answer your questions in any language, and help you quickly navigate even the longest or most compilcated documents.